En tant que propriétaire d’un hébergement insolite loué, vous êtes tenu de déclarer les revenus issus de cette activité. Pourtant, il est parfois difficile de s’y retrouver. Revenus fonciers, bénéfices industriels et commerciaux (BIC), régime réel, régime micro-BIC, régime micro-foncier. Le vocabulaire fiscal lié à la déclaration des revenus fonciers est complexe. Découvrez dans cet article comment déclarer ses revenus locatifs lorsque on est l’heureux propriétaire d’une yourte ou d’une cabane en bois. Vous pourrez vérifier que vous n’avez rien oublié dans la déclaration de revenus de votre hébergement insolite, même si c’est votre première déclaration et que vous n’avez aucun bagage comptable.
Déclarer ses revenus locatifs pour un hébergement insolite : les grands principes
Vous vous demandez où, quand et comment déclarer ses revenus locatifs ? Voici les grands principes à connaître pour vous lancer sereinement dans votre déclaration.
Le site des Finances publiques, la référence pour déclarer ses revenus de location
Que vous soyez en location meublée non professionnelle (LMNP) ou non, les revenus locatifs de votre logement insolite sont à intégrer à votre déclaration d’impôt sur le revenu. Celle-ci doit être transmise à l’administration fiscale chaque année. Pour déclarer vos revenus de location, la déclaration en ligne est obligatoire désormais. En effet, la déclaration papier n’est autorisée que pour les foyers non connectés à Internet.
Les échéances pour déclarer les revenus d’un hébergement insolite loué
La date pour déclarer ses revenus locatifs est identique à celle de votre déclaration d’impôt sur le revenu habituelle. La campagne de déclaration commence en principe mi-avril chaque année. Elle se termine fin mai ou début juin selon votre localisation géographique. Attention : dans certains cas, un premier résultat d’activité est à transmettre début mai.
Les revenus d’un hébergement insolite loué : bénéfices industriels et commerciaux
En tant que propriétaire d’un hébergement insolite, vous devez déclarer les revenus de votre activité de location dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). A contrario, les revenus de la location d’un appartement ou d’un logement nu sont à déclarer en revenus fonciers. Dans les rares cas où le logement insolite n’est pas une location meublée (igloo, tente suspendue), les revenus sont aussi à déclarer en BIC. Il s’agit d’une activité commerciale. En cas de doute, contacter l’administration fiscale est la meilleure solution afin d’obtenir une réponse adaptée à votre situation.
Le choix du régime fiscal pour déclarer les revenus d’une activité immobilière
Avant de commencer la déclaration des revenus de votre hébergement insolite, il faut choisir un régime fiscal. Tout comme il existe différents statuts juridiques pour votre activité touristique, on distingue le régime micro-BIC (à ne pas confondre, comme on l’a vu, avec le régime micro-foncier, réservé aux locations nues) et le régime au bénéfice réel. Le choix du régime dépend du type de location et du montant des revenus générés.
Déclarer ses revenus de location avec le régime fiscal micro-foncier
Le régime micro-foncier s’applique pour la déclaration des revenus d’une location meublée inférieurs à 77 700 euros par an. Ce régime permet une déclaration de revenus simplifiée. Seul le montant des loyers est à déclarer. Un abattement forfaitaire de 50 % est effectué par l’administration fiscale au titre des charges et dépenses liées à la location. Aucune déduction supplémentaire n’est autorisée. L’imposition des revenus perçus est calculée sur le résultat après abattement. Pour un logement atypique classé en meublé de tourisme, les revenus maximum sont de 188 700 euros par an pour bénéficier de ce régime. L’abattement forfaitaire s’élève alors à 71 %.
Déclarer ses revenus locatifs au régime au réel
La déclaration des revenus locatifs au réel est plus complexe. Elle consiste à reporter le montant réel des loyers et des dépenses chaque année. Les charges déductibles à déclarer comprennent :
– les intérêts d’emprunt ;
– les amortissements de l’investissement immobilier (achat du logement et travaux) ;
– la taxe foncière, etc.
Lorsque les dépenses sont supérieures aux revenus perçus, le déficit peut être reporté sur les recettes de la location pendant 10 ans. Ce régime s’applique à tout propriétaire d’une location meublée dont les revenus locatifs sont supérieurs à 77 700 euros par an (ou 188 700 euros pour un meublé de tourisme). Il est disponible sur demande, quels que soient vos revenus. Ce régime permet d’optimiser l’imposition d’un logement loué après d’importants travaux.
Comment déclarer ses revenus locatifs : la déclaration du régime simplifié micro-foncier
Si vous optez pour le régime simplifié en micro-foncier, les revenus locatifs sont à déclarer sur le formulaire 2042-C-PRO. Il s’agit d’une annexe à la déclaration 2042 de la déclaration d’imposition. Le montant à déclarer est le montant des revenus bruts perçus, charges comprises.
La déclaration des revenus de la location d’un loueur non professionnel
Pour un loueur meublé non professionnel (LMNP), la déclaration se fait en cochant la case « Revenus des locations meublées non professionnelles ». Celle-ci se trouve dans la catégorie 4 Revenus fonciers. On peut alors reporter le montant des loyers dans la case correspondante (parmi les cases 5ND à 5PJ).
La déclaration des revenus de location d’un loueur professionnel
Pour un loueur professionnel, la déclaration demande de cocher la case « Revenus industriels et commerciaux professionnels ». On peut alors indiquer le montant des revenus perçus dans la case correspondante (cases 5KP à 5MP). Ne pas oublier de remplir la case nécessaire au calcul des prélèvements sociaux (5HY à 5JY).
Comment déclarer ses revenus locatifs : la déclaration du régime au bénéfice réel
Une déclaration au régime réel nécessite de remplir une liasse 2031. Ce document permet de calculer le résultat de votre activité. Ce résultat doit ensuite être reporté sur le formulaire 2042-C-PRO. L’annexe 2031 est à renvoyer chaque année début mai.
La déclaration des revenus de location au réel pour un loueur non professionnel
Dans le cas d’un loueur meublé non professionnel (LMNP), le résultat de l’activité est indiqué dans une case différente en cas de bénéfice ou de déficit. Pour un bénéfice, les cases utilisées sont 5NA à 5PK. Pour un déficit, la case à choisir se trouve de 5NY à 5PZ.
La déclaration des revenus de la location au réel pour un loueur professionnel
Pour les loueurs professionnels, le résultat est à reporter dans la rubrique des revenus industriels et commerciaux professionnels sur le formulaire 2042-C-PRO. Le déficit de l’activité est à déduire des revenus globaux. Il est reportable sur les revenus des années suivantes.
En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre centre des impôts. Il vous renseignera sur les spécificités fiscales de votre hébergement insolite. Le dispositif Business Story permet aussi de vous faire accompagner par un expert-comptable pour optimiser la fiscalité de votre location de tourisme.
Entrées similaires:
Comment réaliser une étude de marché dans le cadre d’un projet de création d’hébergements insolites ?
Propriétaire d’hébergements insolites : comment optimiser votre chiffre d’affaires et votre taux d’occupation.
Nouvelles régulations pour hébergements insolites : ce que vous devez savoir en 2025
Comment valoriser la démarche écologique de vos hébergements ?
Mieux vendre vos hébergements insolites grâce à vos photos




